Rencontrez Prakash au festival Le Grand Bivouac !

Cet automne, les aventures de Prakash ont l’honneur d’être invitées au festival Le Grand Bivouac d’Albertville, le premier festival de films de voyage de France mais surtout un génial lieu de rencontre de gens passionnés et passionnants : écrivains-voyageurs, réalisateurs, photographes, professionnels du tourisme responsable et « simples voyageurs » revenant du bout du monde.

Pour vous donner envie, cliquez donc sur la bande-annonce !

Mon projet de livre pour enfants sur l’Inde est lié depuis l’origine à ce festival, car je l’ai développé dans le cadre d’une résidence pour grands voyageurs mise sur pied par l’équipe du Grand Bivouac.

Dimanche 16 octobre à 12h30, venez rencontrer Prakash, le dromadaire à cinq pattes, l’arbre qui chante avec une voix de femme, le coq fanfaron, le léopard un peu crétin mais surtout très émotif et plein d’autres personnages inspirés par mes voyages en Inde, au cours d’une lecture-débat. Les enfants, les parents, les adultes retombés en enfance et ceux qui n’ont jamais vraiment grandi sont les bienvenus !

Toutes les infos sont ici.

Et si Albertville est vraiment trop loin de chez vous, Les quatre trésors de Prakash sont toujours disponibles ici, en format papier et numérique. Le livre peut aussi être commandé dans toutes les librairies.

Un petit garçon indien qui pourrait bien être Prakash

Un petit garçon indien qui pourrait bien être Prakash

A propos d’amour…

Sculptures érotiques du Temple du Soleil de Konark

Sculptures érotiques du Temple du Soleil de Konark

La visite du magnifique Temple du Soleil de Konark, qui compte de gracieuses sculptures érotiques, me donne envie de faire une petite digression sur le thème de l’amour et du mariage, à travers des anecdotes que l’on m’a racontées depuis le début de mon voyage.

Au début de mon séjour, à Delhi, j’ai eu une discussion assez franche sur le mariage avec le frère de la personne qui me recevait, un homme d’une petite trentaine d’années, à l’anglais impeccable. Il m’a raconté comment s’était passé son mariage, un an et demi plus tôt.

Sa famille avait cherché des filles « compatibles » avec lui sur un site internet d’annonces matrimoniales. Par « compatibles », ils entendaient à la fois que la caste (ils appartiennent à celle des ksatriya, la deuxième plus haute caste, après les brahmanes) mais aussi la région d’origine (ils viennent de l’Himachal Pradesh) devaient être les mêmes. Ensuite, ils avaient contacté un certain nombre de famille, sans succès. Finalement, ils avaient repéré sa future femme. Après accord entre les familles, les deux jeunes gens, âgés d’environ 30 ans, étaient allés déjeuner ensemble. La jeune femme avait alors demandé l’après-midi pour prendre sa décision, avant de dire le soir même qu’elle consentait au mariage.

Bien que je sache que la quasi-totalité des mariages sont arrangés en Inde, je me laisse toujours surprendre quand je réalise que cela se passe ainsi même dans les familles assez occidentalisées des grandes villes. L’idée de s’engager pour toute une vie après un simple déjeuner me donne le frisson ! Pourtant, le fait que les jeunes gens puissent se rencontrer et donner un avis sur leur prétendant(e) constitue déjà une marque de modernité.

Mon interlocuteur a beaucoup insisté auprès de moi sur le fait qu’il y a énormément de pression sur les épaules des jeunes gens en Inde : ils doivent travailler très dur pour faire de bonnes études, réussir leurs examens, ils n’ont pas le temps de s’amuser et d’avoir des « girlfriends ». Et, selon lui, ils sont convaincus que leurs parents savent ce qui est le mieux pour eux.

Il m’a aussi expliqué que le mari de sa sœur était  « à moitié kshatriya, à moitié brahmane », parce que ses parents ont fait un mariage d’amour, inter-castes, ce qui leur a valu une brouille définitive avec leur famille. Le fait que ces deux castes soient deux hautes castes « voisines » ne semblait pas être une circonstance atténuante.

Un peu plus tard au cours de mon voyage, à Bhubaneshwar, on m’a raconté une autre histoire qui reflète la conception des Indiens des relations hommes-femmes. L’adolescente de la famille chez laquelle je logeais ne pouvait plus recevoir chez elle une de ses meilleures amies, qui avait été définitivement interdite d’entrée dans leur résidence par les habitants. Elle avait été surprise par les caméras de surveillance en train d’embrasser son petit ami dans l’ascenseur. La jeune fille qui me recevait, elle-même très occidentalisée, était furieuse contre ce qu’elle considérait comme l’hypocrisie de ses voisins mais disait qu’elle ne pouvait pas aller contre leur volonté.

Dans le même ordre d’idée mais dans un milieu très différent, lors de mon passage chez les Raïka du Rajasthan, des hommes m’ont expliqué avoir exclu de leur village un Raïka qui s’était marié en dehors de sa communauté, avec une femme d’Inde du Sud. Finalement, ville ou campagne, la communauté (et pas seulement la famille) continue à exercer dans presque tous les cas un contrôle très strict sur ce que nous Occidentaux considérons comme la vie privée des individus.

Mes 12 endroits préférés en Inde

Après quelques articles évoquant des sujets assez lourds, l’envie me prend de partager quelque chose d’un peu plus léger, en ce début d’été. Voilà donc une petite liste de mes endroits « coups de cœur » en Inde, découverts au long de voyages effectués ces 10 dernières années. La liste est loin d’être exhaustive mais permet déjà de faire quasiment le tour du pays.

  • Amritsar (Penjab)

Nichée tout au nord du pays, près de la frontière avec le Pakistan, la ville sainte des Sikhs est un endroit captivant. Au-delà de la beauté du Temple d’Or se reflétant dans un grand bassin où les fidèles viennent se plonger, j’ai été frappée par l’atmosphère recueillie qui règne dans le temple. Certains Sikhs lisent le livre saint, assis à l’ombre, d’autres chantent. Une grande cantine ouverte à tous sert aussi des centaines de repas chaque jour, gratuitement. Il suffit de s’y présenter, que l’on soit sikhs ou non, pour recevoir une généreuse ration de dhal (lentilles).

Pour en savoir plus sur les Sikhs, c’est ici.

Le Temple d'Or, Mecque des Sikhs

Le Temple d’Or, Mecque des Sikhs

Un séjour à Amritsar permet aussi de se rendre à Wagah Border, un poste frontière entre l’Inde et le Pakistan devenu une attraction touristique. Tous les jours, pour la fermeture du point de passage, des cars entiers charrient des touristes indiens qui viennent, souvent en famille, agiter des drapeaux indiens sous le nez des Pakistanais. Une démonstration de patriotisme assez impressionnante, voire effrayante, pour la visiteuse française que j’étais, vivant dans une région du monde où l’idée de frontière s’est beaucoup estompée.

Des gradins ont été installés de chaque côté du poste frontière, ils sont très bien garnis côté indien, beaucoup moins côté pakistanais. Lors de ma venue, un homme chauffait le public, lui faisant crier à pleins poumons « Hindustan Zindabad ! » (« Longue vie à l’Inde »), à quoi répondaient de plus faibles « Pakistan Zindabad !« . Soldats indiens et pakistanais en grande tenue se font face, se regardant en chiens de faïence. A voir absolument pour comprendre un peu mieux les relations entre Indiens et Pakistanais, qui vivaient encore il n’y a pas si longtemps dans la même région du Penjab.

Voilà la vidéo que j’avais tournée lors de ma visite, en 2008 (pardon pour la piètre qualité et les sautes de son !) et quelques photos du public.

Un jeune Indien venu assister à la fermeture de la frontière

Un jeune Indien venu assister à la fermeture de la frontière

Wagah Border, soldat indien

Wagah Border, un soldat indien en grande tenue

Wagah Border, gradins

Wagah Border, gradins bien garnis côté indien

  • Palitana (Gujarat)

Un site qui se mérite ! Il faut en effet gravir environ 3.500 marches pour accéder au sommet de la colline, où l’on découvre un incroyable ensemble de temples jaïns, de toutes les tailles. La vue sur le paysage environnant est aussi époustouflante.

Certains pèlerins effectuent la montée en chaise à porteurs, comme je l’avais montré ici.

Les temples les plus anciens ont 900 ans

Les temples les plus anciens ont 900 ans

Des temples jaïns à ne plus savoir qu'en faire !

Des temples jaïns à ne plus savoir qu’en faire !

Une si longue montée...

Une si longue montée…

  • Pondichéry

Je garde une tendresse particulière pour ce petite confetti de France perdu au milieu de l’État du Tamil Nadu. J’y ai vécu pendant un an, en 2004-2005, pour effectuer un stage dans l’ONG indienne Sharana, dans le cadre de mes études. Sharana parraine des enfants des bidonvilles et villages de pêcheurs situés autour de Pondichéry pour leur permettre d’aller à l’école.

Pondy, comme l’appellent ses habitants, se divise entre « ville blanche » et « ville noire« . La ville blanche est l’ancien quartier colonial, caractérisé par ses rues rectilignes et ses belles villas endormies au milieu de grands jardins. Des gardes sommeillent devant les portails, des fleurs de bougainvilliers s’échappent par-dessus les hauts murs blancs.

Dans ce quartier, certaines rues portent un double nom : l’ancien nom français (Debussy, Alexandre Dumas…) et le nouveau nom attribué depuis le rattachement du comptoir à l’Inde. Au bout du front de mer, une statue de Dupleix  évoque la figure de cet homme du XVIIIe siècle qui eut, presque seul, le rêve d’Indes françaises. Le soir, tout Pondichéry défile langoureusement sur le front de mer pour profiter de la fraicheur du soir. En son centre, là où se trouvait autrefois la statue de Dupleix, trône désormais un beau Gandhi en marche. La ville noire, quant à elle, est une ville tamoule « classique », bruyante et colorée.

Une rue de la ville blanche

Une rue de la ville blanche

l'Alliance française de Pondy est installée dans une belle demeure de la ville blanche

L’Alliance française de Pondy est installée dans une belle demeure de la ville blanche

  • Rameshwaram

Je suis allée deux fois à Rameshwaram. La première m’avait laissé le souvenir d’un havre de paix, une sorte de bout du monde paisible. La seconde était bien différente : un pèlerinage shivaïte était en cours, la ville débordait de pèlerins, de sadhus (ascètes hindous), de mendiants… Et surtout, c’était la saison des mouches. Il y a avait des mouches partout, jusque sur le drap de mon lit, littéralement noir de mouches, jusque dans mon assiette… Le cauchemar !

Néanmoins, avec le recul, Rameshwaram reste un des endroits qui m’a le plus marquée. C’est un lieu saint pour les Hindous, le petit Bénarès d’Inde du Sud. On vient y prier Shiva et faire ses ablutions dans la mer. Installé sur un petit bout de terre qui avance vers le Sri Lanka, relié au continent par un pont ferroviaire, Rameswaram joue un rôle important dans l’épopée du Ramayana : c’est là que Rama aurait rendu grâce à Shiva après avoir sauvé Sita des griffes du démon Ravana.

Le temple qui occupe le centre du village est connu pour abriter le plus long couloir de tous les temples hindous d’Inde et 22 puits sacrés. Je garde un souvenir… rafraichissant de ma visite du temple, au cours de laquelle j’ai été arrosée  22 fois à grands coups de seaux d’eau, à chaque arrêt près d’un puits. Les Hindous prêtent à chacun des vertus propres (santé de telle ou telle partie du corps, prospérité…).

En avançant vers le bout de l’île, on ne trouve plus que du sable, des cahutes de pêcheurs et l’horizon bleu.

Le temple Sri Ramanathaswamy

Le temple Sri Ramanathaswamy

On vient de loin pour se baigner sur la plage de Rameshwaram

On vient de loin pour se baigner sur la plage de Rameshwaram

 

En avançant vers le Sri Lanka...

En avançant vers le Sri Lanka…

Des mouches partout ! Et elles pénètrent dans ma chambre d'hôtel !

Des mouches partout ! Et elles pénètrent dans ma chambre d’hôtel !

  • La région du Chettinad (Tamil Nadu)

Restons au Tamil Nadu, pour découvrir cette région du Chettinad, située entre Madurai, Trichy et Thanjavur. C’est le territoire de Chettiars, une caste de marchands et de banquiers ayant fait fortune sous le Raj britannique, notamment en installant des comptoirs en Birmanie et en Malaisie.

Aujourd’hui, la jeune génération a quitté la région pour s’installer dans les grandes villes indiennes ou à l’étranger, mais cette période faste a laissé derrière elle de grandes demeures regorgeant de cours, de piliers en bois de teck et de marbre. Aujourd’hui silencieuses, ces immenses maisons situées dans de tous petits villages parlent avec nostalgie d’une époque révolue. Certaines commencent à être transformées en hôtel et permettent de goûter la délicieuse cuisine du Chettinad, aussi épicée que raffinée.

Belle demeure du Chettinadu

Belle demeure du Chettinad

Des rues calmes bordées de maisons gigantesques, témoignages d'un passé prospère

Des rues calmes bordées de maisons gigantesques, témoignages d’un passé prospère

Autre belle demeure typique

  • Cochin (Kerala)

Cochin, ou Kochi, attire de nombreux touristes et n’a nul besoin que je lui fasse de la publicité, mais c’est indéniablement un endroit que j’adore. J’aime son côté « creuset de cultures et de peuples« . S’y côtoient en effet les influences hindoues, musulmanes, juives, chrétiennes, hollandaises, portugaises… Il semble que le monde entier, ou presque, ait fréquenté cette ville côtière, pour le commerce des épices ou au hasard d’un voyage.

Une journée à Fort Cochin, le quartier le plus intéressant de la ville, permet de passer de la visite d’une émouvante vieille synagogue (aujourd’hui presque désertée par une communauté juive largement partie en Israël) à celle de l’église où fut enterré Vasco de Gama puis à un palais hollandais.

Le Kerala, haut lieu du commerce des épices

Le Kerala, haut lieu du commerce des épices

Petites maisons de Fort Cochin

Petites maisons de Fort Cochin

Une ville d'îles et de ccanaux

Une ville d’îles et de canaux

  • Calcutta (Bengale occidental)

Tout le contraire de Cochin, à l’atmosphère détendue, propice à la balade le nez au vent, et pourtant, une ville magnifique. Dense, vibrante, passionnante. Je lui ai consacré un article avec photos il y a quelque temps. La capitale du Bengale occidentale a été pendant des années la capitale des Indes britanniques et garde de cette période une grandeur un peu décatie. Elle est en tout cas toujours aujourd’hui la capitale intellectuelle de l’Inde, la ville des poètes, des écrivains et des cinéastes « intellos », et c’est en bonne partie cela qui me séduit chez elle. Les Bengalis sont aussi connus pour leur sens de l’humour, une qualité particulièrement appréciable dans une ville aussi fatigante !

Calcutta : la Hoogly à la tombée du jour

Calcutta : la Hoogly à la tombée du jour

  • Bundi

Je n’ai pas de photos numériques de cet endroit merveilleux, mais une collègue blogueuse de voyage lui a consacré un beau post, très bien illustré. C’est un des trésors du Rajasthan qui restent encore un peu préservés du tourisme de masse. Dès l’arrivée, on comprend immédiatement pourquoi cet endroit a inspiré Kipling, qui y a en partie écrit Kim (à lire si ce n’est déjà fait !). Un palais tarabiscoté s’élève au dessus d’un lac et appartient en bonne partie aux singes et aux chauves-souris qui y ont élu domicile. Le bleu des maisons des brahmanes dialogue avec le vert du paysage et de l’eau du lac. Un lieu inspirant !

  • Mysore et le temple de Somnathpur (Karnataka)

Comme je suis une grande nostalgique devant l’éternel, je reste attachée au sud du Karnataka, la région de l’Inde qui a accueilli mon premier séjour dans le pays, pendant l’été 2003. La ville de Mysore, à taille humaine et plutôt agréable, constitue une bonne base pour découvrir la région. Elle abrite un grand marché où il fait bon flâner et un palais de Maharaja.

Mais surtout, à une quarantaine de kilomètres de Mysore se trouve le temple de Somnathpur. Un temple du XIIIe siècle autour duquel court une frise à six bandes : la première représente des oies, la secondes des monstres, les suivantes des scènes de la vie quotidienne, des fleurs, des cavaliers et des éléphants. J’aurais pu passer des heures à contempler ses sculptures si délicates.

Marché aux fleurs de Mysore

Marché aux fleurs de Mysore

Dans les allées du marché aux fleurs

Dans les allées du marché aux fleurs

Temple de Somnathpur

Le temple de Somnathpur

Les frises délicates du temple de Somnathpur

Les frises délicates du temple de Somnathpur

  • Orchha (Madhya Pradesh)

L’énooooorme coup de cœur de mon dernier voyage en Inde. Cette ancienne capitale royale (rajput) est redevenue une petite bourgade tranquille, comme je les aime. Pas de klaxons, peu de circulation, mais des coupoles et des tours de palais qui pointent leur nez dans toutes les directions. Les palais et les temples manquent parfois sérieusement d’entretien mais révèlent souvent de belles peintures murales. L’endroit mérite mieux que son statut, pour de nombreux touristes, de simple étape sur la route de Khajuraho.

Un sympathique programme de séjour chez l’habitant permet de découvrir le quotidien de familles d’Orchha tout en améliorant leur ordinaire. Celle qui m’a hébergée m’a réservé un excellent accueil. Le lever de soleil depuis la cour de la maison (photo) était splendide.

Orchha et son festival de coupoles

Orchha et son festival de coupoles

Vie quotidien et passé royal entremêlés

Vie quotidienne et passé royal entremêlés

Lever de soleil depuis la cour de ma "famille d'accueil"

Lever de soleil depuis la cour de ma « famille d’accueil »

  • Hampi

Hampi partage avec Orchha ce statut d’ancienne capitale tombée dans l’oubli mais qui porte encore les traces de son passé glorieux. Située en plein cœur de l’Inde, aujourd’hui au milieu de nulle part (comptez 8-9 heures de bus depuis Bangalore !), Hampi était la capitale de l’empire de Vijayanagar, avant que celui-ci ne tombe dans les mains des sultans du Deccan au milieu du XVIe siècle.

Le site s’explore à vélo, meilleur moyen de découvrir les palais, bassins, temples, étables d’éléphants, qui sont répartis sur une très vaste étendue, ce qui donne une idée de la richesse de cet empire. Les vestiges apparaissent au détour des chemins, parfois juchés sur des collines, au milieu d’un paysage rocheux spectaculaire. Une rivière serpente sur le site ; on peut la traverser dans de petits bateaux en forme de coquilles de noix.

Contrairement à Orchha, Hampi n’est même pas une ville. Seul un village est installé près des ruines. Je les ai visitées pendant la saison la plus chaude (mai) et ai apprécié d’être presque seule sur le site. J’ai depuis entendu plusieurs personnes dire qu’ils avaient trouvé l’endroit très beau mais un peu trop envahi par les touristes.

De belles photos sur le site Marionrocks.

  • Le Ladakh

Cette région himalayenne offre des paysages si minéraux, si dépouillés, que la moindre bribe de végétation – un arbre fruitier en fleurs, quelques herbes – apparaît comme un miracle. Ici, tout évoque le Tibet : les visages des habitants, leur langue (le ladakhi, proche du tibétain), l’omniprésence des monastère et des gompa bouddhistes, les momos (raviolis) fumants servies dans les restaurants…

L’oxygène rare et le soleil qui tape dur donnent l’impression de marcher dans un rêve. Au détour d’un chemin, on croise le fleuve Indus qui serpente entre les pans de montagne nus, mais aussi des yaks guidés par de vieilles paysannes. Saupoudrez le tout de la gentillesse des Ladakhi et vous obtiendrez un séjour inoubliable !

Un monastère près de Leh

Un monastère près de Leh

A ces altitudes, la végétation est rare

A ces altitudes, la végétation est rare

Le palais de Leh, un vrai "mini-Potala"

On croise fréquemment des yaks dans les rues de Leh

On croise fréquemment des yaks dans les rues de Leh (capitale du Ladakh)

 

… Et voilà qui fait 12 ! Je n’ai parlé ni de la région des Ghats occidentaux (les montagnes qui occupent le centre de l’Inde du Sud), ni de l’Etat de l’Himachal Pradesh, ni de la beauté époustouflante des dentelles de pierre ocre de Jaisalmer, dans le désert du Thar, ni des mosquées grandioses de Lucknow, ni des collines couvertes des labyrinthes des plantations de thé de Darjeeling. La liste mérite donc d’être complétée !

Et vous, quels sont vos endroits préférés en Inde ? Dites-le moi dans les commentaires !

 

 

 

Quatre idées reçues sur l’Inde à ranger au placard

Certes, tout le monde a le droit de se tromper et tout le monde ne peut pas être spécialiste de l’Inde, mais certaines contre-vérités sur mon pays préféré reviennent avec une telle insistance que l’envie me prend de leur régler leur compte, une fois pour toutes.

Tournez le dos à ces quatre idées reçues !

Tournez le dos à ces quatre idées reçues !

  • Les Indiens mangent des naans au fromage

« Je suis sure que l’Inde me plairait. J’adore la cuisine indienne ! Les naans au fromage, miam !« . Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu cette phrase. Or, au risque de briser d’innombrables rêves, je dois dire que les Indiens ne mangent pas de naans au fromage. Dans les restaurants indiens EN INDE, on trouve des naans nature, des naans au beurre, parfois des naans à l’ail ou fourrés aux légumes. Mais les naans fourrés au Kiri que l’on trouve dans la quasi-totalité des restaurants indiens en France semblent être une idée (bonne, il faut le reconnaître) qu’ont trouvé les Indiens de la diaspora pour s’adapter au goût de leurs clients occidentaux. D’ailleurs, par un effet de retournement intéressant, certains restaurants de zones très touristiques en Inde, comme le Rajasthan, commencent aujourd’hui à proposer des naans au fromage, probablement parce que les touristes ne cessaient de leur en demander !

Plus généralement, la cuisine indienne que les Français connaissent à travers les restaurants indiens est la cuisine penjabie, la gastronomie de la région du Penjab, berceau des Sikhs. En effet, d’une part les Sikhs sont nombreux au sein de la diaspora indienne et sont réputés pour leur bon sens du commerce, et d’autre part ils ne sont pas végétariens, contrairement à la grande majorité des Hindous, donc leur cuisine s’adapte plus facilement aux goûts des Occidentaux, qui ont l’habitude de construire leur repas autour de la viande. Voilà pourquoi la plupart des Français qui ne sont jamais allés en Inde assimilent cuisine indienne et cuisine penjabie, ne jurant que par les naans, le « butter chicken » et le « chicken tandoori ».

D’autres cuisines régionales indiennes gagnent pourtant à être connues, comme celle du Gujarat, une cuisine végétarienne très raffinée, ou celle du Tamil Nadu, diablement épicée mais également délicieuse !

  • Les Indiens sont bouddhistes

N’ayant qu’une idée vague de l’Hindouisme et de son panthéon complexe, certains Occidentaux croient que l’Inde est un pays bouddhiste. Ils sont très étonnés quand on leur dit qu’une infime minorité de la population indienne (moins de 1%) pratique cette religion. L’Inde compte beaucoup moins de Bouddhistes que de Skikhs, de Chrétiens, et évidemment d’Hindous et de Musulmans.

Plusieurs éléments contribuent à cette confusion. D’abord le bouddhisme est né en Inde. C’est à Bodhgaya, au Bihar, que le Bouddha a atteint l’Eveil. Mais après avoir fait pendant quelques années concurrence à l’hindouisme (sous sa forme ancienne, on l’appelle le brahmanisme), le bouddhisme a décliné en Inde et y a presque disparu, alors qu’il partait conquérir de nouveaux horizons, du Sri Lanka à la Chine et la Thaïlande.

Ensuite, le gouvernement tibétain en exil est installé à Dharamsala, dans l’État himalayen de l’Himachal Pradesh, dans le nord de l’Inde. C’est donc plus en Inde qu’au Tibet que l’on peut venir découvrir une culture tibétaine vivante et étudier le bouddhisme tibétain. De nombreux Occidentaux séjournent à Dharamsala dans ce but.

Des moines bouddhistes dans une rue de Dharamsala, dans l'Himalaya indien

Des moines bouddhistes dans une rue de Dharamsala, dans l’Himalaya indien

  • Les Indiens parlent… indien, et de toute façon, en Inde, tout le monde parle anglais

J’ai essayé d’expliquer dans cet article la complexité de la mosaïque linguistique indienne. Il n’existe pas une langue indienne mais une multitude de langues indiennes, et même une multitude d’alphabets différents pour les écrire. L’hindi n’est qu’une des langues officielles du pays et n’est compris que par environ 30% de la population.

Par ailleurs, tous les Indiens ne parlent pas anglais, loin de là. A la louche, on peut dire que les gens qui ont fait des études supérieures parlent anglais, ainsi que ceux qui travaillent dans le secteur du tourisme au contact d’étrangers. Mais ne vous attendez pas à ce que l’Indien de la rue parle anglais comme la reine Élisabeth ! Seul un Indien sur 10 parle anglais. Apprendre au moins quelques mots de la langue de la région dans laquelle on séjour s’avère donc très utile pour communiquer avec les gens, dans la rue, les marchés,  les transports.

Le panneau d'Un McDonald's écrit en langue Kannada, à Bangalore

Le panneau d’Un McDonald’s écrit en langue Kannada, à Bangalore

  • Les Intouchables sont une caste

Je lis régulièrement dans les médias l’expression « la caste des Intouchables ». Or, les Intouchables ne constituent pas une caste, car ils sont « hors caste ». Les Hindous font une distinction entre Indiens « de caste » et « hors caste ». Dans cette seconde catégorie se trouvent les Intouchables et les populations tribales, mais aussi les étrangers, considérés comme impurs par les Hindous orthodoxes. Les Indiens « de caste » sont censés, d’après la mythologie hindoue, avoir été créés à partir du corps du dieu Brahma : les Brahmanes (prêtres et enseignants) sont sortis de sa bouche, les Kshatriya (princes et guerriers) des ses bras, les Vaishyas (marchands) de ses cuisses et les shudras (agriculteurs et serviteurs) de ses pieds. Cette histoire montre bien que les Intouchables ne sont pas de même nature que les Indiens « de caste », puisqu’ils ne sont pas sortis de Brahma.

Le système des castes a été aboli officiellement par la constitution indienne adoptée après l’indépendance du pays mais il faudra encore de nombreuses années pour le faire disparaître complètement des mentalités, notamment dans les campagnes et  les petites villes.

Bien sûr, toutes ces explications sont de mon cru et imparfaites. Même après des séjours répétés en Inde, je suis loin de tout comprendre à ce pays si complexe. C’est d’ailleurs une des choses que j’aime dans ce pays : il suffit de sortir dans la rue pour tomber nez à nez avec des choses que l’on ne comprend pas. On n’a donc jamais fini de se creuser la tête et de remettre en causes ses idées préconçues !

Tour du monde en 14 projets

Alors qu’approche la deuxième session de formation de la Villa Marco Polo (elle aura lieu le week-end du 12-13 avril à Albertville), il est grand temps de vous présenter les projets qui ont été retenus, comme le mien, pour la première promotion de cette « résidence de grands voyageurs« .

Pour participer à l’aventure de la « Villa », il fallait soumettre un projet de voyage durant de 6 semaines à 6 mois et un projet de restitution de ce voyage. Les « voyageurs » qui ont été retenus ont tous proposé des destinations différentes et des formes de récit tout aussi variées, allant du site internet à l’exposition de photos, en passant par le film, le carnet de voyage numérique, le web-documentaire et le livre pour enfants (dans mon cas).

Jade Mietton, photographe, partira dans le sud algérien pour réaliser un film, mélange de fiction et de documentaire, racontant sa rencontre avec les « hommes bleus », les Touaregs.

Étudiante en anthropologie, Anne-Laure Paffenholz va voyager de Nice au Brésil, en passant par la zone de Notre-Dame-des-Landes, pour témoigner à travers un film de l’impact de la construction du barrage du Monte Belo sur la population locale et l’environnement.

Retenues en duo par la Villa Marco Polo, Alice Glenisson et Laura Talias veulent créer un site internet et un carnet de voyage numérique sur le tourisme responsable en Birmanie.

Tel un Che Guevara sur les routes d’Amérique latine, Aurore Wouters enfourchera quant à elle une motocyclette pour rallier l’Inde depuis Bruxelles. Dans chacun des pays traversés (Grèce, Turquie, Iran…), elle réalisera un portrait de femme artiste.

Portraits de femmes aussi, mais de femmes paysannes, avec Dorothée Lasne. Dorothée va parcourir le Laos, le Cambodge et le Vietnam pour réfléchir au rôle des femmes dans le développement des zones rurales. Elle restituera son voyage sous forme de textes, de photos et de dessins.

Le Suisse Jonathan Maitrot, lui, vibre plus par le son que par l’image. Il passera trois mois au Canada pour réaliser des portraits audio de personnes vivant en quasi-autarcie.

Intéressée elle aussi par des personnes vivant plus ou moins en marge de la société de consommation, Lola Palmier va arpenter l’Australie en van pour témoigner de l’existence de ceux qui vivent sur la route dans ce pays-continent.

Marion Longo, benjamine de la Villa du haut de ses 21 ans, a eu un coup de cœur pour les Hadzabe, des chasseurs-cueilleurs de Tanzanie. Elle va réaliser un film documentaire dans lequel les Hadzabe seront à la fois devant et derrière la caméra.

Les cofondateurs de l’association « Globetrotte 4 peace », Clément Burelle et Julien Masson sont les deux « autochtones » de l’aventure, originaires de Savoie. A travers son projet « Vie de Quetzal« , Clément veut mettre en place une exposition de photos itinérante, en français et en espagnol, présentant des portraits d’hommes et de femmes libres. Julien Masson est pour sa part préoccupé par la transmission du goût du voyage et de l’ouverture sur le monde aux enfants de chez nous. En partenariat avec les classes de deux collèges, il partira sur les traces de Tirailleurs sénégalais, entre Dakar et Lyon.

Enfin, Estelle Fromentin a choisi un sujet d’exploration prometteur : l’amour ! Elle va partir vivre en Argentine et réaliser un web-documentaire racontant d’authentiques histoires d’amour récoltées au cours de son séjour.

Avec de tels profils et de tels projets, pas étonnant que chaque réunion des « Villageois » donne lieu à des échanges bouillonnant d’enthousiasme !

Avec un thé et un bateau, on peut aller très loin !

Avec un thé et un bateau, on peut aller très loin !

A propos de religions…

Une de mes amies, responsable de l’association SIWOL, qui finance un orphelinat de petites filles en Inde du Sud , m’a demandé si je pouvais écrire un petit texte pour le blog de l’association sur les religions en Inde, sujet aussi vaste que passionnant ! Je partage également ce texte avec vous ici et profite de l’occasion pour donner un grand coup de chapeau à l’équipe de SIWOL, qui fait un travail formidable !

Des pèlerins hindous font leurs ablutions, dans la ville sainte de Rameshwaram, au sud-est de l'Inde

Des pèlerins hindous font leurs ablutions, dans la ville sainte de Rameshwaram, au sud-est de l’Inde

En Inde, la religion est partout, présente dans presque chaque geste de la vie quotidienne et à chaque coin de rue. Bien peu d’Indiens se définissent comme athées. Le voyageur occidental s’étonne souvent au cours de son premier séjour dans le pays de voir un chauffeur d’autorickshaw arborer côte à côte sur son tableau de bord des vignettes représentant Jésus et Ganesh, ou la Vierge Marie et Shiva. Il lui faut quelque temps pour comprendre cette faculté qu’ont les Hindous de combiner, d’associer, les dieux de différents panthéons, considérant que, en matière de religion, abondance de divinités ne peut pas nuire.

L’écrasante majorité des Indiens, environ 82% d’entre eux, sont hindous. L’Hindouisme est une religion extrêmement ancienne ; ses textes fondateurs, les Védas, sont vieux de plus de 3.000 ans. Au cœur de l’hindouisme se trouve la notion de samsara, le cycle de renaissance auquel sont soumis les êtres vivants. Pour s’élever d’une réincarnation à l’autre et non s’abaisser (en se réincarnant en animal, par exemple, mais aussi dans une caste inférieure), l’homme doit respecter son dharma, c’est-à-dire son devoir, l’ordre de l’univers, une forme de loi immuable. C’est en respectant au mieux le rôle que lui assigne la caste dans laquelle il est né qu’il pourra s’élever et espérer, à terme, atteindre le moksha, la fin du cycle des renaissances, objectif ultime de tous les êtres humains. Naître n’est donc pas une chance mais plutôt une punition…

A Rameshwaram, les statues de dieux sont de sortie à l'occasion d'une grande fête shivaïte

A Rameshwaram, les statues de dieux sont de sortie à l’occasion d’une grande fête shivaïte

Il faudrait justement plusieurs vies pour citer la totalité des dieux hindous, et ce d’autant plus qu’ils prennent des noms et parfois des apparences différentes d’une région à l’autre. En revanche, on peut facilement retenir que le panthéon hindou s’organise autour d’une trinité de dieux, la Trimurti : Brahma, le créateur, Shiva le destructeur (mais c’est une destruction créatrice, qui permet la renaissance) et Vishnou, qui préserve l’équilibre entre els deux précédents. Chacun de ces trois dieux peut prendre différentes formes, qu’on appelle avatars. Vishnou compte Krishna parmi ses avatars, mais aussi Bouddha. Faire de Bouddha un avatar de Vishnou constituait une façon d’éviter, à l’époque de l’apparition du Bouddhisme, que cette nouvelle religion ne concurrence l’hindouisme !

Ganesh, fils de Shiva et dieu à tête d’éléphant sur un corps d’homme, est un dieu très populaire. Et pour cause : c’est le dieu qui aide à surmonter les obstacles. On va donc faire des offrandes à Ganesh, par exemple, avant de faire construire sa maison ou de passer un examen.

Des musulmans se font photographiés dans la grande mosquée de Delhi

Des musulmans se font photographier dans la grande mosquée de Delhi

La deuxième religion qui compte le plus d’adepte en Inde est l’islam, avec 12% de la population, ce qui fait de l’Inde le troisième pays musulman au monde. Les musulmans indiens sont en majorité sunnites.

L’islam a donné à l’Inde certains de ses monuments les plus grandioses, comme le mausolée du Taj Mahal, joyau de l’architecture moghole. En effet, du XIIe au XVIIIe siècle, une grande partie de l’Inde du nord fut gouvernée par des souverains musulmans, originaires d’Afghanistan. Au sud du pays, ce sont des commerçants arabes, venus notamment chercher des épices en Inde, qui ont introduit l’islam. Le petit Etat du Kerala, plaque tournante du commerce du poivre et des épices au sud-est du pays, compte ainsi un tiers d’hindous, un tiers de musulmans et un tiers de chrétiens.

Les chrétiens représentent justement la troisième communauté religieuse du pays, avec environ 3% de fidèles. On compte parmi eux des Intouchables qui se sont convertis au christianisme dans l’espoir d’échapper à leur condition.

Numériquement, les sikhs arrivent juste après les chrétiens. J’ai une tendresse particulière pour le sikhisme, une religion qui cherche à concilier les meilleurs aspects de l’hindouisme et de l’islam.

Cette religion a été fondée à la fin du XVe siècle par le gourou Nanak. Les sikhs croient en un dieu unique comme les musulmans mais à la réincarnation comme les hindous, tout en refusant le système des castes. Elle valorise le service de la communauté, non pas l’ascétisme comme peuvent le faire l’hindouisme et le bouddhisme. La « Mecque » des Sikhs est le Temple d’Or, qui se trouve à Amritsar, au Pendjab, dans le nord-ouest de l’Inde.

Temple d'Or

Le Temple d’Or, la « Mecque » des Sikhs, à Amritsar, au Pendjab

La petite communauté jaïne (moins de 0,5% de la population) se concentre surtout dans l’Etat du Gujarat et à Bombay. Le jaïnisme est né en même temps que le bouddhisme, au VIe siècle avant JC, en réaction au système des castes. Les jaïns, végétariens stricts, tentent de respecter l’ahimsa, le principe de non-violence en actes comme en pensée.

Enfin, bien que le bouddhisme soit né en Inde, cette religion a aujourd’hui presque disparu du pays (moins de 1% de la population). Jaïnisme et bouddhisme ont donné l’impression à une époque de pouvoir concurrence l’hindouisme mais c’est finalement celui-ci qui a pris le dessus et le bouddhisme est parti s’épanouir sous d’autres cieux (au Sri Lanka, en Thaïlande, en Chine…).

On peut toutefois visiter dans la région du Bihar (nord-est de l’Inde) une bonne partie des sites bouddhiques les plus importants au monde, qui attirent les pèlerins par milliers.  A Bodhgaya, on visite par exemple le temple de la Mahabodhi, construit à l’endroit où Bouddha aurait atteint l’Eveil, assis sous un arbre.

Dans le Temple de Bodhgaya (Bihar) construit à l'endroit où Bouddha aurait atteint l'Eveil

Dans le Temple de Bodhgaya (Bihar) construit à l’endroit où Bouddha aurait atteint l’Eveil

Quelques photos supplémentaires, juste pour le plaisir des yeux. Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Quatre régions, quatre mondes !

Les quatre régions sélectionnées pour mon projet

Prakash va voir beaucoup de pays.  Grâce au dieu Ganesh, il n’aura pas besoin de passer de longues heures dans les trains et de longues nuits dans des bus qui ressemblent à des essoreuses à salade !

Moi, en revanche, je vais devoir passer beaucoup de temps dans les transports afin de visiter en un seul séjour les quatre régions dans lesquelles je veux emmener mon personnage :

  • le désert du Thar, au nord-ouest du pays, près de la frontière avec le Pakistan
  • le Meghalaya, Etat célèbre pour ses taux de pluviosité records, près du Bhoutan et du Bangladesh
  • l’Orissa, une région de l’est de l’Inde connue pour sa grande diversité ethnique
  • le Tamil Nadu, région des Tamouls dont la capitale est Madras (aujourd’hui appelée Chennai)